AA – Alzheimer Anonymes : un atelier d’écriture pour les couples touchés par la maladie

On évoque souvent les bienfaits de l’écriture et des activités art-thérapeutiques en général. L’article « Alzheimer’s Patients Keep the Spark Alive by Sharing Stories » de JANE E. BRODY sur le blog Bien-Être du New-York Times est remarquable : il relate l’expérience singulière d’un atelier d’écriture de 7 semaines organisé par la Northwestern University à destination de couples touchés par la maladie d’Alzheimer.

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Chaque semaine, les participants sont invités, en couple, à (d)écrire brièvement un souvenir commun puis à lire ensemble leur récit devant le reste du groupe.

Plus que des mémoires, il s’agit – au travers de ces séances d’écriture et de présentation orale – d’invoquer la force intérieure, la résilience, l’amour, l’appréciation l’un pour l’autre au sein du couple qu’on a souvent tendance à oublier lorsque la maladie d’Alzheimer progresse.

Les souvenirs évoqués permettent de se rappeler le bon temps et les temps plus durs. Les raconter à voix haute rend probablement les émotions plus prégnantes. Alors que les mots peuvent rester pudiques, la voix, les mimiques, la gestuelle, les petits regards complices vous trahissent… pour la bonne cause, certainement !

Les couples, engagés dans l’exercice, doivent collaborer. Mari et femme « apprennent à travailler ensemble de manière différente, à faire des ajustements… ajustements qu’ils seront amenés à effectuer mille-et-une fois tout au long de la maladie évolutive » ajoute Lauren Dowden, étudiante en action sociale à l’origine de ce programme au Northwestern’s Cognitive, Neurological and Alzheimer’s Disease Center.

Dans l’audience, d’autres couples ainsi que des étudiants en médecine / en gérontologie…

Les échanges d’expérience, la manière dont l’audience accueille le texte donne une autre dimension à l’exercice. L’autre n’est pas (que) sa maladie.

L’audience, composée également de (futurs) personnels soignants, se rendent également compte que les circonstances de la maladie neurodégénérative ne sont pas que biologiques. Les effets cognitifs sont visibles. Les dégâts humains sur le tissu familial le sont moins. En tout cas, ils ne sont souvent pas pris en charge.

À l’étude : la possibilité d’élargir le programme à d’autres membres de la famille également affectés par la maladie d’Alzheimer.

Lauren Dowden explique ensuite qu’elle est en train de peaufiner le protocole afin que d’autres institutions puissent répliquer le modèle. Elle aimerait également élargir l’audience en créant des couples parent-enfant ou frère-soeur.

En visualisant une vidéo devenue virale cette semaine d’un fils et d’un père en train de chanter, il est évident que l’atelier pourrait prendre d’autres formes comme l’écriture de chansons…

The Songaminute Man : moment de complicité entre un fils
et son père atteint de la maladie d’‪#‎Alzheimer‬.

Tout ça grâce à la musique :))

Bref, à suivre ou à s’approprier sans attendre !

 

 

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