Prix littéraire : concours La petite Fureur 2018

Nous sommes furieusement heureux : Ma mamie en Poévie fait partie de la sélection 2018-2019 – dans la catégorie des 9-11 ans – du concours La petite Fureur organisé par la Fédération Wallonie-Bruxelles et Le Wolf.

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Pour accompagner aux mieux tous les participants à cette formidable aventure dans les prochains mois, nous avons concocté un programme d’activités en trois blocs : LIRE puis CRÉER pour enfin PARTAGER…

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Tous les détails sous la rubrique Enseignants > La petite Fureur 2018-2019. Et, si le site ne répond pas à toutes vos questions, n’hésitez pas à nous contacter : hello (at) cotcotcot-apps.com !

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Nouvel avis du Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) sur les enjeux éthiques du vieillissement

Dans le 7-9 d’hier, Régis Aubry, chef du service des soins palliatifs du CHU de Besançon et membre du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), et Sarah Thomas, gériatre au Grand hôpital de l’est francilien, étaient les invités du grand entretien de Nicolas Demorand.
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Un entretien qui résume assez bien l’ensemble des problématiques autour du vieillissement et du manque d’alternative aux #epadh :
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« Le simple fait que vieillir est parfois ralentir fait que les temps ne se croisent plus, entre patients et soignants » – Régis Aubry, co-auteur d’un rapport sur les enjeux du #vieillissement.
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« L’une des raisons qui fait que notre système de santé est cloisonné est que nos dirigeants se sont tourné vers la médecine pour éviter d’avoir à regarder en face notre destinée, vieillir et mourir », estime Régis Aubry. Sarah Thomas complète : « La société ne rejette pas les vieux, c’est vraiment un pouvoir public, pas de société. »
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« Le rôle des #aidants est extrêmement difficile, c’est un devoir moral beaucoup plus compliqué, avec le fardeau que ça implique ! »
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« C’est dur la vie » – Suzanne, 98 ans, enfermée à l’EHPAD

Situation terrible pour les résidents et leur entourage : la décision de placer son parent dans une institution ne se prend jamais de gaité de cœur, d’autant plus lorsque cela se fait contre son libre-arbitre ou dans l’urgence…
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Suite au reportage radiophonique de France Culture « Enfermée à l’EHPAD », je vois à nouveau çà et là des jugements hâtifs sur l’entourage des résidents et cela m’agace au plus haut point. Nous sommes tous différents, il n’y a pas une maladie d’Alzheimer mais des patients ayant chacun des symptômes et des besoins différents.
Notre Mamie a choisi de vivre dans une structure d’hébergement et de soins après un séjour à l’hôpital. Une fois sur place, elle s’est sentie entourée et en sécurité même si la perte d’indépendance a parfois été lourde à accepter au quotidien. Si cela nous a un peu chagrinés qu’elle ne veuille pas rester chez nous, nous avons eu la chance de pouvoir trouver une résidence à une distance à pied de quelques minutes seulement. Une chance…
Il n’est pas toujours possible d’héberger une personne âgée pour des questions évidentes de timing (on n’est jamais préparé lorsque les premiers symptômes arrivent et on a bien souvent tendance à les minimiser ou à ne pas vouloir les reconnaître), de logistique (un appartement trop petit, des déplacements à l’étranger fréquents pour le travail, des enfants en bas âge… Eux-mêmes vivent parfois ces situations comme une sorte d’intrusion dans leur intimité), de soins (un service infirmier H24 à domicile est un luxe improbable, soyons honnêtes), d’atomes crochus (vivre en couple n’est pas une sinécure, alors vivre en communauté avec sa belle-mère ou à nouveau avec son père bien des années après avoir quitté le foyer familial… je vous laisse imaginer.) et de situation financière (le nerf de la guerre : il faut bien souvent compléter la maigre pension du/de la résident/e). N’oublions pas non plus qu’il s’agit d’une maladie évolutive et imprévisible. Vous mélangez tout ça et vous avez un cocktail explosif !
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Et puis, les relations s’inversent et deviennent asymétriques. L’image du parent protecteur disparaît petit à petit, parfois violemment. La perte d’autonomie n’est pas facile à accepter – ni pour lui/elle, ni pour l’entourage familial ; entrer dans l’intimité du patient n’est pas chose évidente d’autant plus lorsque les émotions et les actions du/de la malade deviennent imprévisibles et parfois démesurées.
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« Bien souvent, au lieu de les écouter, ces colères, ces déceptions, ces tristesses, au lieu de les consoler, on les fuit également, on les minimise, on les ignore. » C’est un moyen de se protéger de la souffrance de l’autre. Les proches se mettent souvent à penser pour l’autre, car eux, à la place du malade, ils voudraient ceci ou cela. Mais ils ne sont pas malades. Ils peu-vent imaginer ce qu’ils souhaiteraient auquel cas, mais ne peuvent qu’imaginer. L’entourage est submergé par ses propres angoisses et peurs, qu’il projette sur la personne malade. Seulement, s’il peut laisser une liberté à cette dernière, c’est bien la liberté de penser et de ressentir ce qu’elle veut, ce qu’elle peut . L’entourage doit penser pour deux mais pas « à la place de ». La nuance est faible mais là, malgré tout. Pour comprendre une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, pour comprendre ses réactions, ses pensées, ses besoins, il ne faut pas rompre la communication. »

L’entourage et la maladie d’Alzheimer, une histoire d’amor
Mémoire de DUT, 2016

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Arrêtons-nous un instant et essayons de comprendre sans juger ces familles qui laissent leur aïeul/aïeule en résidence et ne viennent pas le/la voir tous les jours ! Accompagner un malade, sans s’oublier ni se résigner, est un processus psychologique long et compliqué. Chacun à son rythme ! Je vous conseille à ce propos le site de France Alzheimer :
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Avant d’accepter complètement la maladie, la personne atteinte et les proches peuvent passer par 5 étapes clés. Sur ce parcours difficile, chacun avance à sa vitesse :

Le déni > La colère > La culpabilité > La dépression > l’acceptation

(Vivre avec la maladie d’Alzheimer > les effets psychologiques)

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Tout est question bien souvent d’arbitrage, de capacité d’acceptation (et d’adaptation) et parfois de chance.
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Je vous conseille vivement d’écouter le Grand Entretien de Nicolas Demorand du 17 mai 2018 suite à l’avis du CCNE sur les Enjeux éthiques du vieillissement et notamment l’intervention d’un auditeur vers la minute 18:45 :
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« j’étais complètement désemparé devant les réactions de ma grand-tante… il y avait parfois de la violence et il y avait des décisions à prendre (…) A certains moments, il est difficile de rester sur ce mode adulte. On a beau dire les gens perdent un peu la tête… elle, elle ne la perdait pas. (…) Vieillir, c’est difficile. »

Témoignage d’un auditeur, Didier

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« Le rôle des aidants est extrêmement difficile. Aujourd’hui, dans notre société, devient un devoir moral. Aidant qu’on nomme, je mets bien des guillemets, « naturel ». C’est bien d’être aidant, il faut aider son prochain. C’est beaucoup plus compliqué que ça ; encore plus compliqué quand les gens ont des maladies style Alzheimer. On se retrouve à devoir aider quelqu’un avec le fardeau que ça implique et en plus cette personne n’est plus ce qu’elle a pu être auparavant. On a une envie de loyauté vis-à-vis de cette personne

Sarah Thomas, gériatre au Grand hôpital de l’est francilien

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« Il est indispensable, dans notre société, d’aider les . Ce sont des personnes qu’on envoie au front »

« Attention de ne pas instituer une norme et une obligation dans l’aide. Nous ne connaissons pas les dynamiques familiales d’autrui  et je pense qu’il ne faudrait pas créer des injonctions nouvelles dans notre société. Par contre, quand quelqu’un est aidant, il faut aider cet aidant.  »

 

Régis Aubry, chef du service des soins palliatifs du CHU de Besançon
et membre du Comité consultatif national d’éthique (CCNE)

Festival namurois des jeunes lecteurs : des ateliers, une journée PRO et une exposition !

Cette semaine prend place la première édition du Festival namurois des jeunes lecteurs.

✻ Un programme riche en perspective ✻
organisé de main de maître par
Jannique Koeks et Joseph Maquoi.

Pour suivre Cotcotcot éditions, il vous faudra des ergots en forme !

• DÈS MERCREDI – Exposition des travaux des élèves de Orp-le-Grand autour du livre Ma Mamie en Poévie de François David et Elis Wilk à la Librairie Point Virgule ;MaMamie-expo-librairie-point-virgule-namur

• JEUDI 19 – Ateliers de Sabine De Greef autour du livre Qui fait bzz ?à l’école communale de Jambes-Velaine avec la Classe d’accueil de Mme Anne Auquier et la Classe de M1 de Mme Noémie Honet ;

• JEUDI 19 – Découverte du livre numérique Ma Mamie en Poévie et de sa version papier
▷ atelier « jeux de mots et de langue » avec la classe de P3-P4 de Mme Nathalie George- EL. Sainte-Marie Suarlée – Le Quai 22, Université de Namur ;

MaMamie-expo-Invitation Orp-le-Grand

• VENDREDI 20 – Mise en scène à partir de Ma Mamie en poévie par les classes de P1, P4, P5-P6 de Orp-le-Grand (Mmes Stéphanie Mottoulle, Audrey Lacanne) – Le Quai 22, Université de Namur ;

• Journée PRO du samedi 21 – Institut Supérieur de pédagogie de Namur
▷ Atelier dans l’après-midi : comment exploiter « Ma Mamie en Poévie » en cours de français ? Pistes d’exploitation, retours d’expérience et accompagnement vers la littératie numérique…

☛Attention, inscription possible jusqu’à ce soir sur le site : https://sondage.province.namur.be/index.php/523344/lang-fr

☛ passé ce délai, il vous faudra contacter Jannique Koeks : jannique.koeks (at) gmail.com

CASA VERDI, sublime maison de retraite pour les musiciens à Milan

Le New York Times vient de publier un article à propos de la maison de retraite milanaise CASA VERDI qui n’accepte que les anciens musiciens et musiciennes. A leur disposition, en plus des services habituels : des bureaux,  concerts, salles de musique, 15 pianos, un orgue, des harpes, des batteries et la compagnie de leurs collègues artistes.

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A défaut de pouvoir vous y rendre, on vous suggère le film de Dustin Hoffman « QUARTET » (2012)

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ou bien encore le documentaire « TOSCA’S KiSS » (1984 – remasterisé en 2004 et disponible en DVD)

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Poke Guillaume Lagravière Trio Spilliaert : pour vos très vieux jours 🎻💃🏿

A Pâques, ma mamie se balade, des oeufs frais sous le bras !

Tradition de Pâques oblige, nous avons
2 LOTS #MaMamie À VOUS FAIRE GAGNER !

Chaque lot comporte :
+ un exemplaire du livre papier « Ma Mamie en Poévie » (texte de Francois David illustré par Elis Wilk) ;
+ une jolie boîte de 10 petits oeufs frais cueillis chez un très très bon chocolatier belge ;
+ quelques graines de myosotis.

Pour participer à ce #concours, il vous suffit :
1) d’aimer la page Facebook de Cotcotcot éditions ;
2) et d’ajouter un souvenir à propos de votre grand-mère ou, si vous êtes timide, un petit mot amical / poétique en commentaire du post Facebook suivant.

Tirage au sort parmi toutes vos participations et celles déposées sur la page de Ma Mamie par une petite main innocente le LUNDI DE PÂQUES à midi.

Sans nouvelles du ou de la gagnant.e dans les cinq jours suivant le tirage, nous remettrons le lot entre les mains du sort.

Bonne chance !

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Le concours est destiné aux adultes :
– résidant en France, Belgique, Luxembourg ou Suisse ;
– ayant (forcément) un compte Facebook mais rien ne vous empêche de rentrer la proposition d’un.e participant.e plus jeune, bien au contraire !

Odile Bonneel : « le poétique : une nécessité vitale ! »

Aujourd’hui est le jour le plus triste de l’année, nul besoin de formule mathématique à l’appui. Comme me l’avait gentiment proposé Odile Bonneel peu de temps avant de nous quitter, je poste ci-après l’entièreté de son article sur notre maison d’édition et « Ma Mamie en Poévie ».

Nul besoin de connaître Odile depuis fort longtemps pour se rendre compte à quel point c’était une belle personne, passionnée et amicale, attentive et attentionnée. Elle nous manque déjà. Elle me manque déjà.

Odile Flament
alias Odile bis

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Icdi-270
Décembre 2017


Présentation des éditions Cotcotcot !

Ma Mamie en Poévie, François David, Elis Wilk, Guillaume Lagravière, Odile Bonneel, Inter CDI, documentaliste, école, CDI, centre de documentation, cycle 3, CM1, CM2, sixième, 6ème, livre, littérature, jeunesse, enfants, classe, français

Toc Toc Toc ! (anacyclique : anagramme pouvant se lire dans les deux sens !)
Alors, entrons !
La maison d’édition numérique a été créée par Odile Flament en 2011. Le nom «CotCotCot», très estampillé jeunesse, vient d’une onomatopée de la fille aînée de l’éditrice ! Odile travaille à temps plein et convoque, en fonction du livre et des compétences qu’il demande, toute une équipe : auteur, illustrateur, compositeur de musique, infographiste, développeur. Tout est parti d’une passion pour le livre jeunesse et d’une envie de créer sa propre entreprise au service des enfants. Odile Flament forme aussi les professionnels jeunesse, notamment au Centre de Littérature de Jeunesse de Bruxelles. Et assure une veille en littérature de jeunesse sur un portail Facebook. Numerique-Jeunesse.com.
La ligne éditoriale en trois mots : « pixel-poésie-charme ». L’éditrice fait entrer le lecteur dans l’univers d’un artiste et crée tout une ambiance autour des mots. Le numérique est optimisé : pas de pli central comme dans les livres, glissements et hors champs, interactivité de pages cachées. CotCotCot n’est pas contre le livre papier et offre une autre expérience de lecture. Le lecteur, acteur, devient un « lectacteur » (JL Weissberg). On parle de « littératie numérique » : savoir utiliser l’outil numérique, comprendre, créer.
Le premier titre-phare pour tablettes et ordinateurs est Ma Mamie en Poévie de François David et Elis Wilk (analyse ci-dessous).
Un dossier pédagogique riche et bien conçu accompagne le livre numérique. Avec des fiches élèves, sur l’incipit, la narration, le « chemin de fer », la description par l’élève des effets recherchés dans les animations…
Avec des fiches enseignants : lecture lexicale et carte mentale, collage numérique et écriture créative, combinaison texte/ illustration (L’illustratrice de Ma Mamie en Poévie, Elis Wilk, dispense aussi des ateliers), jeux poétiques : « poétiver » les mots comme mamie ! (anagrammes, néologismes, métonymies, comparaisons, métaphores), activités numériques : quizz, ressources et liens, sélection de livres sur le thème grand-parent/enfant ou autour des jeux de mots… En toute fin, quelques éléments biographiques sur François David, l’auteur, Elis Wilk, l’illustratrice, Guillaume Lagravière, le compositeur.
Pour tablettes, le livre de Dominique Maes, Bleu de toi, grand imagier tactile sur l’amour parental (un papa veut offrir le plus beau des cadeaux à sa fille), composé de hachures et contre hachures au bic bleu et avec une navigation hors norme qui réserve des surprises (par exemple, la découverte des livres dans une bibliothèque vertigineuse).
En projet, un livre numérique avec le poète Thierry Cazals, sur le haïku…
CotCotCot : c’est un sacré travail sur le numérique, pour la lecture jeunesse, par une jeune éditrice dynamique et passionnée. O. B.

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Comment commander ? 
*En ligne : via cotcotcot.fr ou iTunes
*Au moyen des cartes disponibles en librairie
*Possibilité aussi d’un bon de commande papier de votre établissement scolaire.
*9,99 € pour un poste
*licence PRO de 50€ pour les enseignants et bibliothécaires (pour 10 postes ou une classe entière), plateforme de vente « cotcotcot.fr »
*livrée avec la possibilité d’obtenir le dossier pédagogique
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Aspects techniques :
Ma Mamie en Poévie est au format ePub3. Consultation depuis tablettes ou ordinateurs via :
*sur tablettes iPad et ordi MAC : l’application iBooks
*sur PC : l’extension Readium de Google Chrome
*sur Android : en attendant Readium sous Android, les applications NamoPubtreeViewer, Kobo ou Adobe Digital Edition fournissent des readers acceptables.

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Analyse du livre « Ma Mamie en Poévie »

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*DAVID, François. –Ma Mamie en Poévie/ill. Elis Wilk ; avec les voix de François David, Clémentine, Nelly Herry, Edoardo Ripani ; composition Guillaume Lagravière. –CotCotCot éditions, 2016. –EAN 9782930941004 : 9,99 euros (version numérique).
Enfance-Souvenirs-Relation grand-parent/enfant-Maladie d’Alzheimer-Poésie-Douceur-Langage-Création.

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« J’ai de la chance.
Vraiment beaucoup de chance.
Ma mamie, elle est poète.
Elle joue avec les mots.
Elle les transforme, elle en invente,
c’est une jongleuse de mots
ex-tra-or-di-naire ».

Au lieu de « lapin », mamie crée le mot de « carotteur », au lieu de « crayon », le mot « mésange ». « Tu peux dessiner avec des mésanges de couleur », dit-elle. La petite fille, confiante, sent qu’elle dessine mieux avec les conseils de mamie. « Elle choisit vraiment de jolis mots, bien plus beaux que ceux dont on se sert d’ordinaire ». « Je vais délarmer le jardin » est la « mamimorphose » (beaucoup plus poétique) de « je vais essorer la salade ». De retour à la maison, la petite fille essaye d’inventer, comme mamie, des mots et des expressions qui font rêver. Mamie se souvient du passé et fait revivre papi, ressuscite son enfance par les chansons (Le Temps des cerises, Les Roses Blanches). « Ca m’attendrit. Beaucoup beaucoup », dit la petite fille. De la tendresse et de la complicité, du bonheur et du rêve, quand mamie apprend à sa petite fille à danser le sirtaki et quand elle évoque Venise et le Pont des Soupirs, la place Saint-Marc où les pigeons mangent dans leurs mains : « je sens leur bec au creux de ma paume ou leurs petites pattes sur mes cheveux ». Pouvoir sensoriel du texte et de l’illustration. Et pour final : le chat sauvage et griffu de la petite fille saute sur mamie et ronronne sur elle !! « Oui, ma mamie est une magicienne !/Une merveilleuse magicienne ».
La force de ce récit vient de l’innocente bienveillance de la petite fille qui raconte. Une complicité très tendre la lie à sa mamie « magicienne ». Ce regard aimant, naïf, disons plutôt poétique, permet d’aborder le sujet douloureux de la maladie d’Alzheimer de la mamie, tout en douceur et pudeur.
Le lecteur peut choisir entre deux voix qui racontent l’histoire : celle d’une petite fille de dix ans, Clémentine, voix primesautière, fraîche et enjouée, très agréable à écouter. Et la voix de François David, posée, forte, expressive, bien articulée (effet « Comédie Français ») qui prend par la main le jeune lecteur.
Les illustrations d’Elis Wilk sont colorées avec beaucoup de collages, photos, cadres. Le visage de mamie est un peu rétro. Et tout ceci s’anime sous la souris… ou le doigt !… A propos de l’illustration de la chanson Les Roses Blanches, en glissant la souris sur l’écran, on découvre la grand-mère endormie derrière le buisson de roses. Le son se déclenche et diffuse des perles de poésie légères et aériennes qui sonnent joliment aux oreilles et font palpiter le cœur. Les roses semblent danser et bercer mamie, la protéger. Et on croit sentir leur parfum tellement elles sont belles ! Dans une autre illustration interactive : d’un arrosoir s’égoutte de l’eau : une plante croît le long du cou de mamie (évolution de la maladie), puis les mots inventés par mamie s’écoulent de la paume de l’arrosoir. Plus tôt, la jupe de mamie, en crayons de couleur, devient xylophone (illustration et sons).
François David et CotCotCot nous font vivre là une expérience poétique intense. Par son empathie, les émotions suscitées, la tendresse, les images, les souvenirs, les « notes » justes, François David réussit à suggérer, rendre sensible, humaniser la maladie, transfigurer la douleur, visant une authenticité. Le poétique : une nécessité vitale !
Ce livre numérique enrichi déborde de créativité et d’inventions et sert une touchante histoire. Une vraie réussite et une gageure face au thème grave de la maladie d’Alzheimer, maladie qui déconcerte et meurtrit. Cycle 3. Odile Bonneel

LIÈGE – Atelier créatif avec Elis Wilk (gratuit)

Atelier collage et écriture avec l’illustratrice Elis Wilk autour du livre numérique Ma Mamie en Poévie (CotCotCot éditions) suivi d’une séance de dédicace ce samedi 21 OCTOBRE, 16H, à la Librairie La Parenthèse de Liège.

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Adresse : Rue des Carmes 24, 4000 Liège
GRATUIT mais inscription souhaitable auprès de la librairie
(Grands-) parents admis !

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Dans un premier temps Elis Wilk présentera les secrets de création d’un album jeunesse, ici l’album numérique « Ma Mamie en Poévie ». Les participants (enfants / parents) créeront ensuite le portrait de leur grand-mère ou grand-père à la manière d’Elis (technique mixte faite de collage et de feutres) et évoquer sa personnalité en quelques mots ou un souvenir dans un texte court et poétique…Copy of Une mamie qui était un ange... Un Jour, elle essaya de faire léviteRr des tas d'objets... #Atelier EliS WILK

Des amoureux de Venise par ici ?

“Ma mamie magicienne m’emmène également dans de grands voyages, parfois très très loin. Mais la ville de son cœur, c’est Venise. Comme pour toutes les destinations, elle me la fait visiter sans quitter notre appartement. Le Palais des Doges. Le théâtre de La Fenice, qui avait brûlé, mais que mamie et moi, on peut de nouveau visiter. Le Pont de pierre du Rialto. Les traversées en vaporetto. Et une petite rue que mamie a découverte où il y a les plus beaux masques du Carnaval. Et puis, bien sûr, la place Saint-Marc, avec les pigeons.”

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Ma Mamie en Poévie - livre interactif, numérique, jeunesse, livre enfants, François David, Elis Wilk, 10 ans, 11 ans, 12 ans, cycle 3, CE2, CM1, CM2, sixième, étude de la langue, écriture, lecture

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extrait du livre numérique jeunesse Ma Mamie en Poévie de François David et Elis Wilk
#Venise #Venice